Après la RGPP et la MAP, place au CAP 22.

samedi 25 novembre 2017
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Vous avez aimé la RGPP (Revue générale des politiques publiques) puis la MAP (Modernisation de l’action publique), avec leur cortège de diminution de postes, les économies budgétaires, leurs multiples réorganisations et regroupements (avec pour conséquence, toujours plus de tâches avec moins de moyens), vous allez adorer le CAP 22 (Comite d’action publique 2022) mis en place en octobre 2017. A croire que RGPP et MAP n’auront servi à pas grand chose puisque ce comité qui « vise à redonner du sens, de la cohérence et de la lisibilité à l’action publique  » aura, de nouveau, pour objectifs notamment de maîtriser la dette publique (réduction de trois points de la part des dépenses publiques dans le PIB d’ici 2022 !), d’ « interroger le périmètre de l’action publique », de « mener une profonde revue des missions et dépenses de l’ensemble des administrations publiques » (lire le dossier de presse ici, sur le site du premier ministre).
Pour mener cette réflexion un comité «  indépendant » (voir infra) a été constitué. Cinq « chantiers interministériels » vont être également mis en œuvre, ainsi qu’un « comité jeunes 22 » et un « forum de l’action publique impliquant usagers et agents publics », celui-ci devant impliquer les organisations syndicales. Enfin, des « plans de transformation ministériels » sont demandés à chaque ministre (lire la circulaire correspondante). Le comité devra rendre son rapport dans un temps particulièrement court, en moins de six mois (en mars 2018).
Au fil de la lecture du dossier de presse et de la circulaire aux ministres, outre les économies budgétaires, on devine dans quel sens devrait évoluer l’action publique selon nos gouvernants : « améliorer la qualité des services publics, en passant d’une culture du contrôle à une culture de la confiance », « mettre en œuvre une profonde rénovation du cadre de gestion des agents publics et des politiques de ressources humaines (RH) conduites par l’État » (y compris le cadre statutaire), simplifier les normes, «  proposer des transferts entre les différents niveaux de collectivités publiques, des transferts au secteur privé, voire des abandons de missions » (de façon non équivoque, l’Etat prépare ainsi son désengagement !),...
La composition du comité « indépendant » est aussi révélatrice. Il comprend 34 membres. La moitié (17) sont passés par... l’ENA selon un article paru sur Mediapart le 26 octobre ! Beaucoup viennent du secteur privé ou y sont passés (c’est le cas de la plupart des hauts fonctionnaires). On n’y trouve aucun représentant du secteur associatif ou syndical ; il y a quelques élus. Une seule agence sanitaire est représentée (par la directrice de l’Agence de biomédecine). Le Président du comité est le président du conseil d’administration de Safran et ex membre de la commission de surveillance de... la Générale de santé. Des esprits chagrins pourraient être amenés à craindre que le privé dictera la future réforme de l’Etat !
Le SMISP-UNSA ne manquera pas de faire entendre sa voix dans ce processus, dans lequel il semble peu fait appel au dialogue social.


Brèves

Dernière heure

mercredi 3 mai

Prolongation de la date limite pour l’inscription au concours de MISP 2017.
Un récent arrêté, paru au JO du 3 mai, prolonge jusqu’au 11 mai la date limite d’inscription au concours de MISP 2017 (voir ci-dessous).

Une nouvelle menace pour la santé publique

mercredi 12 octobre 2016

La nouvelle agence de santé publique ("Santé Publique France") vient de recevoir comme cadeau de naissance... une perte de 5 % de ses moyens financiers et humains pour 2017 alors même que les établissements qu’elle rassemble (INVS, INPES, EPRUS, ADALIS) avaient déjà subi d’importantes baisses de leurs budgets et de leurs effectifs ces dernières années. L’UNSA santé publique et le SNAPA (Syndicat national autonome du personnel des agences sanitaires) dénoncent cette mesure dans un communiqué de presse (lire ici).

Concours pour l’accès au corps des MISP

samedi 8 octobre 2016

Deux arrêtés, datés du 9 septembre, viennent de paraître aux journaux officiels des 16 et 23 septembre 2016. Le premier fixe les règles d’organisation générale et la nature de l’épreuve des concours pour le recrutement des médecins inspecteurs de santé publique ; le second autorise, au titre de l’année 2016, l’ouverture du concours.
Lire les arrêtés ici et et voir l’article ci-contre.
Les textes ont été complétés par une instruction en date du 5 octobre précisant les conditions d’organisation du concours. L’épreuve orale d’admission est fixée au 26 novembre. Attention à la date limite de dépôt des dossiers de candidature : le 26 octobre . Lire cette instruction. Pour tous renseignements : drh- concours@sg.social.gouv.fr.

Préparation au concours de MISP

mardi 27 septembre 2016

L’EHESP organise les 13 et 14 octobre prochains, une préparation pour le concours de recrutement de MISP 2016. Les modalités et les dossiers d’inscription sont mis en ligne sur le site de l’école www.ehesp.fr (lien ici).

Offre d’emploi l’ABM recrute.

vendredi 23 septembre 2016

L’Agence de biomédecine recrute un nouveau responsable de la mission d’inspection sur un contrat de détachement ou de mise à disposition d’une durée de 3 ans, renouvelables. La fiche de poste apparaît très intéressante et conviendrait particulièrement à un MISP. Le poste est à pourvoir au plus tard le 1er novembre 2016 ; c’est donc urgent.
Consultez ici l’offre d’emploi.