Autant en emporte les MISP : « Avons-nous encore notre place dans les ARS ? »

Séminaire du Conseil syndical du 7 novembre 2014
mercredi 19 novembre 2014
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Les discussions du conseil syndical se sont développées essentiellement autour de cette question lors de ce séminaire qui s’est déroulé à Paris le 7 novembre.
Lourd bilan de 4 années d’ARS
* pour les MISP : perte de notre expertise collective, mise en cause de notre indépendance professionnelle, dégradation de notre formation initiale et absence de procédures adaptées pour la mise en œuvre (pourtant obligatoire) de notre développement professionnel continu, mise à l’écart des processus de décision, recours de plus en plus fréquents à des médecins contractuels sans formation ou expérience de santé publique, statut de fonctionnaire d’Etat dévalué et remis en cause dans les faits,…
* en terme de fonctionnement général : directions autocratiques et hiérarchie inadaptée (remplacement d’une « hiérarchie de sachants » par une hiérarchie de « managers gestionnaires »), conditions de travail à haut risque psycho-social, situation de conflits d’intérêts de plus en plus nombreuses parmi nos dirigeants,….
Dégradations inquiétantes de la santé publique  : La création des ARS, dans laquelle nous avions fondé de grands espoirs, n’a pas tenu ses promesses en matière de santé publique. Malgré notre action et nos revendications, et ce dès la phase de préfiguration des ARS, aucune réponse satisfaisante n’est venue de nos ministres, secrétaires généraux ou DRH qui se sont succédés. La situation s’aggrave et les conditions d’exercice des missions ont atteint un tel niveau de dégradation qu’il est à craindre des répercussions sur la santé et la sécurité de la population.
La RGPP puis la MAP et leur cortège de baisse des effectifs, la doxa néolibérale réclamant moins d’Etat et s’attaquant sans répit aux fonctionnaires (trop nombreux, trop favorisés, pas assez productifs,… - air connu et seriné à souhait…) associées à l’externalisation de nos missions comme le contrôle,… ont eu raison des espérances initiales.
La question d’un nouveau cadre de travail se pose en termes de révision ou d’évolution de notre statut et de notre « dépendance » hiérarchique
Pour mettre en œuvre les préconisations de la stratégie nationale de santé et de la future loi relative à la santé et garantir à nos concitoyens une santé de qualité, nous devons exiger un cadre de travail qui puisse nous permettre d’exercer nos missions régaliennes de fonctionnaires d’Etat et nos missions de médecins de santé publique garantissant à nos concitoyens un rééquilibrage de la politique de santé au profit de la prévention, une sécurité sanitaire satisfaisante et une sécurité et une qualité des soins de haut niveau.
Nos confrères, notamment pharmaciens et ingénieurs, se posent la même question et nous nous devons d’être une force de propositions, faute de quoi nous pourrions être complices des incidents voire des accidents qui risquent de survenir. Plusieurs pistes ont été évoquées lors du séminaire, nous devons les discuter entre nous et les finaliser.

Affaire à suivre donc dans nos colonnes… !!!!!!


Brèves

Enfin, une SGMAS

jeudi 17 mai

Par décret en date du 16 mai 2018, Madame Sabine Fourcade, IGAS, a été nommée secrétaire générale des ministères chargés des affaires sociale (SGMAS). Cette nomination est la bienvenue : voilà en effet plusieurs mois que le poste était vacant ! Elle prendra effet le 22 mai soit le jour de mobilisation des agents de la fonction publique : espérons que ce sera l’occasion de relancer le dialogue social, particulièrement absent ces derniers temps.
Lire la biographie de Mme Fourcade dans le communiqué de l’UNSA cohésion sociale à l’adresse ci-dessous.

Une rencontre sur le NUTRISCORE

mercredi 7 février

Le SMISP ainsi que l’AMISP se sont associés au collectif rassemblé par la Société française de santé publique (SFSP) pour défendre la mise en oeuvre du Nutriscore, outil de santé publique visant à informer le consommateur sur la qualité nutritionnelle des aliments (voir ici). Une rencontre autour du Nutriscore est organisée par Santé publique France et la DGS le jeudi 15 février 2018 de 9 h. 30 à 13 h. 30 au Novotel Paris-Sud Charenton. Renseignements, programme et inscriptions à cette adresse.

Prochaine CAP

mardi 2 janvier

La CAP dite de "promotion" aura lieu le vendredi 4 mai 2018, avec une pré-CAP le vendredi 27 avril.

A vos agendas

mercredi 20 décembre 2017

Dès à présent, retenez la date du vendredi 26 janvier 2018. Ce sera celle de notre séminaire syndical d’hiver à Paris, au ministère. Au programme, en particulier, le projet de praticien de santé publique et la mise à jour de notre doctrine d’emploi.

Dernière heure

mercredi 3 mai 2017

Prolongation de la date limite pour l’inscription au concours de MISP 2017.
Un récent arrêté, paru au JO du 3 mai, prolonge jusqu’au 11 mai la date limite d’inscription au concours de MISP 2017 (voir ci-dessous).