Formation des médecins de santé publique... encore une opportunité ratée.

jeudi 30 octobre 2014
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Depuis plusieurs années, suite à une décision déplorable du précédent directeur de l’EHESP, la responsabilité pédagogique de la filière de formation des médecins inspecteurs de santé publique était assurée par une pharmacienne inspectrice de santé publique, conjointement à la responsabilité pédagogique de la filière de son corps d’origine. A l’occasion du départ de cette pharmacienne, le SMISP a souhaité porter un projet ambitieux de développement d’une formation professionnelle initiale et continue (notamment dans le champ du DPC) des médecins de santé publique amenés à travailler dans les ministères, les agences et les différents services de l’état et des collectivités territoriales, allant au-delà de la formation des seuls médecins inspecteurs de santé publique.

Nous demandions, le maintien d’un poste à plein temps de responsable pédagogique de la filière PHISP et la création d’un temps plein médical pour assurer la responsabilité de la filière MISP et élaborer ce projet en concertation avec les autres responsables de filières de formation professionnelle des médecins de santé publique au sein de l’EHESP, des universités ou d’autres centres de formation propres à chaque corps.

Ce projet suscitait l’intérêt d’un certain nombre de responsables de l’EHESP et d’universitaires de santé publique. Nous en attendions, une amélioration de l’attractivité de nos métiers par l’acquisition d’une culture commune de santé publique, une diversification des modes d’exercice et la simplification de la mobilité des médecins de santé publique entre les différents organismes employeurs.

La réalité budgétaire aura été plus forte et malgré nos interventions, nous ne pouvons que constater la simple reconduction de 2 postes à mi-temps, un pour chacune des 2 filières, stratégie dénuée de toute ambition. La nouvelle Loi de Santé publique a donc toutes les chances d’être discutée et mise en oeuvre avec toujours plus de gestionnaires et bien peu de techniciens.

Lire notre lettre de protestation (SMISP/SPHISP) après du DRH et de notre ministre.


Documents joints

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Brèves

Une rencontre sur le NUTRISCORE

mercredi 7 février

Le SMISP ainsi que l’AMISP se sont associés au collectif rassemblé par la Société française de santé publique (SFSP) pour défendre la mise en oeuvre du Nutriscore, outil de santé publique visant à informer le consommateur sur la qualité nutritionnelle des aliments (voir ici). Une rencontre autour du Nutriscore est organisée par Santé publique France et la DGS le jeudi 15 février 2018 de 9 h. 30 à 13 h. 30 au Novotel Paris-Sud Charenton. Renseignements, programme et inscriptions à cette adresse.

Prochaine CAP

mardi 2 janvier

La CAP dite de "promotion" aura lieu le vendredi 4 mai 2018, avec une pré-CAP le vendredi 27 avril.

A vos agendas

mercredi 20 décembre 2017

Dès à présent, retenez la date du vendredi 26 janvier 2018. Ce sera celle de notre séminaire syndical d’hiver à Paris, au ministère. Au programme, en particulier, le projet de praticien de santé publique et la mise à jour de notre doctrine d’emploi.

Dernière heure

mercredi 3 mai 2017

Prolongation de la date limite pour l’inscription au concours de MISP 2017.
Un récent arrêté, paru au JO du 3 mai, prolonge jusqu’au 11 mai la date limite d’inscription au concours de MISP 2017 (voir ci-dessous).

Une nouvelle menace pour la santé publique

mercredi 12 octobre 2016

La nouvelle agence de santé publique ("Santé Publique France") vient de recevoir comme cadeau de naissance... une perte de 5 % de ses moyens financiers et humains pour 2017 alors même que les établissements qu’elle rassemble (INVS, INPES, EPRUS, ADALIS) avaient déjà subi d’importantes baisses de leurs budgets et de leurs effectifs ces dernières années. L’UNSA santé publique et le SNAPA (Syndicat national autonome du personnel des agences sanitaires) dénoncent cette mesure dans un communiqué de presse (lire ici).