Le concours de recrutement 2016-2017

lundi 19 septembre 2016
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Un concours de recrutement de MISP va être ouvert cet automne. L’organisation n’en n’est pas parfaitement connue dans les moindres détails. Néanmoins, comme le calendrier sera forcément très tendu, nous vous donnons ici les informations en notre possession et au conditionnel.

29 postes devraient être offerts au concours. Les candidatures seront reçues durant 4 semaines entre la fin septembre et la fin octobre (entre le 27 septembre et le 27 octobre probablement).

Les modalités du concours, identiques pour les concours interne et externe, sont modifiées : disparition de l’épreuve écrite et de l’épreuve de langue. La sélection se fera en deux temps : première étape, le jury analysera un dossier fourni par le candidat ; seconde étape : un entretien d’admission. La sélection sur dossier constitue une nouveauté totale par rapport aux habitudes. Les deux épreuves se dérouleront en octobre et novembre.

L’entrée en formation à l’EHESP est programmée pour début janvier 2017. Cet objectif impose un délai très court aux futurs MISP pour se libérer. Le SMISP-UNSA propose de décaler l’entrée en formation à l’EHESP au 1er avril 2017 pour permettre aux collègues admis au concours de se retourner.
Le contenu de la formation initiale n’est à cette heure pas connu. Par rapport au passé, une innovation importante sera l’existence d’une différentiation des parcours afin de permettre à tous les MISP recrutés d’obtenir la qualification en santé publique avant le passage au grade de MI en chef.

Le SMISP-UNSA vous tiendra au courant des avancées de ce dossier au fur et à mesure où les informations arriveront.

Le concours dans son contexte

Chacun de nous est bien conscient de la situation critique des effectifs de MISP, situation qui s’aggrave de jour en jour. Chaque année depuis 5 ans, le déficit net est de 30, ce qui a conduit le corps à passer sous le chiffre de 500 membres alors qu’il était de 621 fin 2009. La tendance perdure et les projections nous laissent supposer que si rien n’est fait, le corps sera de 300 MISP sous 5 à 10 ans.

L’explication tient aux départs en retraite importants ces dernières (et prochaines) années, mais aussi au fait que ces départs ne sont pas compensés par un recrutement anticipé et adapté.

La SMISP interpelle constamment l’administration sur cette question, martelant que la clé d’un recrutement permanent et adapté est l’attractivité, principalement financière. Mais il faut lier l’attractivité financière à la révision statutaire articulée autour de la qualification en santé publique et de la reconnaissance de l’expertise dans ce domaine. Nous sommes tous persuadés que sans révision statutaire, notre métier n’attirera pas suffisamment de candidats pour exercer une santé publique auprès des services de l’Etat et de ses agences.

Nous avons aussi questionné l’administration sur sa volonté éventuelle de mettre le corps en extinction. Ce que nous observons des effectifs, et ce que nous endurons au sein des ARS pourraient nous le laisser supposer. Néanmoins, la réponse officielle a été politiquement correcte, nous assurant que les MISP restent et resteront des cadres importants du Ministère de la santé.

C’est ainsi que s’est finalement ouvert un groupe de travail SMISP / administration centrale (SG, DRH) et aussi Cabinet. Il a bien fallu convenir d’objectifs et d’un calendrier. Nous avons ainsi accepté de prioriser ces derniers mois l’objectif d’un concours de MISP en octobre 2016 pour une rentrée au 1er janvier 2017, remettant à un second temps les discussions sur l’évolution statutaire du corps (cf. les demandes produites au sein du document doctrine d’emploi publié début 2016).

Nous avons ainsi proposé un certain nombre de modifications tant pour le concours que pour la formation initiale statutaire, de façon à viser à terme la qualification en santé publique pour tout nouveau MISP. Nous cherchons à ce stade auprès de la DRH confirmation que les délais seront tenus. Nous craignons seulement que peu de candidats manifestent leur intérêt, même si la DRH dit être prête à ouvrir 30 postes.

Cette crainte rejoint notre préoccupation majeure : même si personne ne veut enterrer officiellement le corps des MISP, force est de constater qu’il se dissout tout seul, parce que les conditions d’accueil et de carrière ne sont pas réunies pour intéresser les médecins, qui est plus est dans une période de pénurie globale des praticiens dans nombre de spécialités, au premier rang desquelles la santé publique reste toujours mal servie.

Au-delà du prochain concours et du recrutement éventuel de nouveaux MISP en 2017 pour lesquels nous nous sommes battus, le SMISP persiste à dire que le recrutement envisagé n’est qu’une étape. Nous ne pouvons en rester là avec l’administration.

Nos positions sont bien connues de l’administration et du Cabinet puisque la Ministre s’est elle-même fendue d’un courrier d’apaisement en juin dernier, qui annonçait répondre bientôt aux préoccupations spécifiques des MISP.

Le seul objectif qui vaille pour ces mois qui viennent est celui d’une négociation sur l’attractivité du corps, en particulier dans ses composantes statutaires et financières. La mobilisation du corps en appui de la négociation sera sans doute nécessaire.

Dernière minute : l’arrêté, daté du 9 septembre, fixant les règles d’organisation générale et la nature de l’épreuve des concours pour le recrutement des médecins inspecteurs de santé publique vient de paraître au journal officiel du 16 septembre 2016.


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Brèves

Concours de MISP 2017

jeudi 6 avril

L’arrêté d’ouverture, au titre de l’année 2017, du concours externe et interne pour le recrutement de médecin inspecteurs de santé publique, a été publié au JO du 30 mars 2017 (lireici).
L’ouverture des inscriptions a débuté le 4 avril ; leur clôture a été fixée au 4 mai. L’inscription doit être faite par voie électronique sur le site https://inscription.sante.gouv.fr/inscription/inscription.do .

Promotions confirmées

jeudi 7 avril 2016

La note de service relative aux tableaux d’avancement au grade de médecin général de santé publique et de médecin inspecteur en chef de santé publique au titre de l’année 2016 est parue le 22 mars (lire ici). Pas de surprise : les collègues retenus lors de la CAP ont bien été promus.

Parution le 9 juin 2015 d’une circulaire relative à la composition des instances ordinales siégeant en formation disciplinaire.

jeudi 20 août 2015

Suite à la décision du Conseil constitutionnel n° 2014-457 QPC du 20 mars 2015, les représentants de l’administration devront s’abstenir de siéger au sein des formations disciplinaires des instances ordinales, afin de respecter le principe constitutionnel d’indépendance. Ils pourront toutefois continuer à siéger dans ces instances pour toutes autres matières que disciplinaires. Lire la circulaire.

L’Ordre des médecins partage les craintes du SMISP

vendredi 3 avril 2015

La crainte du SMISP concernant le respect du secret médical dans les ARS tel qu’il apparaît remis en cause dans la rédaction de l’article 47 du projet de loi relatif à la santé et qui nous avait conduit à adresser, le 18 mars, à Mme Touraine une lettre ouverte (voir l’article ci-contre) semble partager par le CNOM. Réagissant à notre sollictation, ce dernier nous a fait savoir que dès le dépôt du projet de loi en octobre 2014, il avait proposé des amendements visant à maintenir le respect des droits des patients.
Lire la lettre du CNOM.

Utilisation abusive du titre de MISP : la DRH rappelle les textes aux DG d’ARS

mercredi 4 juin 2014

Suites à nos interventions, notamment en CAP, motivées par le constat d’une utilisation quelque peu « extensive » du titre de MISP par quelques « MARS » dans certains ARS, la DRH a opportunément rappelé les textes aux DG dans une lettre en date du 2 mai 2014.
Seuls les médecins remplissant les conditions fixées par les articles 3 et 7 du décret n° 91-1025 du 7 octobre 1991 relatif au statut particulier des MISP peuvent se prévaloir de ce titre.
Cela va mieux en le réaffirmant et nous remercions la DRH pour la prise en compte de notre demande.