Un nouveau groupe de travail pour l’avenir des MISP

mercredi 30 mars 2016
par  Jacques RAIMONDEAU
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Il y a un an maintenant, vos représentants avaient rencontré le SGMAS, Pierre Ricordeau et le DRH ministériel, Joël Blondel afin de leur faire part de nos interrogations sur l’avenir des MISP : mise en extinction ou refondation ? le statu quo apparaissant intenable. Nos interlocuteurs, au bout de 90 minutes de discussion n’avaient pas pu nous apporter de réponse claire mais devaient nous faire parvenir une « doctrine d’emploi » pour des médecins de santé publique, fonctionnaires d’Etat et inspecteurs de surcroît. Nous avons attendu. Rien n’est venu. Nous avons travaillé le sujet lors de notre séminaire de Lille en juin 2015. Et, finalement nous avons écrit nous-mêmes. C’est le document que vous avez pu lire et valider à la fin de l’an passé et dans lequel nous tracions quelques pistes pour construire l’avenir des MISP en proposant d’ailleurs des évolutions majeures de notre profession (document disponible ici ainsi que la lettre correspondante au SGMAS)

Au début de cette année, deux signaux nous sont parvenus. Tout d’abord, l’annonce d’un concours de recrutement pour la fin 2016 (on se souvient qu’il n’y avait pas eu de concours en 2015), puis l’invitation à participer à un groupe de travail sur les MISP, qui associait, le cabinet santé, le SGMAS, la DRH, la DGS, deux DG-ARS, l’EHESP et les deux syndicats de MISP.

La première rencontre, le 11 février a été très préliminaire et a permis de faire le constat partagé qu’il y avait bien un « problème MISP ». Nous n’avions donc pas rêvé. Deux chantiers devaient être ouverts : le premier, d’assez longue haleine devait permettre de définir un avenir pour la profession en commençant par définir sa place au sein de l’administration, ses missions et son organisation ; le second, de plus court terme était destiné à organiser le concours 2016 et la formation des lauréats à l’EHESP, en programmant les modifications nécessaires. Rien de concret mais les pistes étaient intéressantes sur le principe.

Une seconde réunion vient de se tenir, lundi 21 mars. La DRH nous a présenté des propositions très précises concernant le concours et la formation initiale (ce sont des urgences), mais rien sur le dossier de fond de l’avenir des MISP. Si le concours de recrutement ne devait pas être profondément modifié, en revanche l’année de formation était profondément chamboulée. Le SMISP-UNSA a dit et redit qu’il ne défendait nullement le statu quo et, qu’au contraire il prônait des évolutions substantielles, mais pas n’importe quoi !

De façon résumée, les propositions de la DRH aboutissaient à un double effet :

- faire disparaître l’identité de médecin de santé publique, sauf pour les médecins ayant avant leur recrutement acquis cette qualité (notamment par le DES de santé publique), c’est à dire, en l’état actuel, une petite minorité. En effet, de l’aveux même de la DRH, ses propositions n’étaient pas à même de garantir une formation en santé publique digne de ce nom, en raison d’une transformation radicale de la formation initiale en une seule formation d’adaptation au premier emploi principalement constituée de temps de stage sur le lieu de travail (9 mois sur 12), ce qui pose, par ailleurs la question de la capacité à former des ARS, compte tenu de la tension existante en termes de charge de travail ;
- organiser le recrutement et la formation initiale sur un modèle correspondant à un recrutement ponctuel d’un médecin contractuel et non à l’entrée dans une carrière :
• affectation négociée directement avec l’employeur : chaque lauréat aurait dû se vendre directement à un employeur. Que serait-il arrivé au (à la) malheureux (se) qui, bien que reçu(e) au concours, n’aurait pas trouvé d’embauche ?
• formation initiale transformée en formation d’adaptation au premier emploi. Nous sommes bien loin du discours sur la nécessité de préparer des fonctionnaires pour toute une vie professionnelle avec les évolutions que cela suppose.
• disparition du diplôme de santé publique de l’EHESP et validation de la formation (et donc décision de titularisation qui s’ensuit) par le seul avis du chef de service, en pratique pour la plupart des futurs collègues, le DG d’ARS.
Dans ces conditions, pourquoi organiser un concours pour entrer dans un statut ? Il serait plus clair et plus simple de parler de recrutement de médecins contractuels en ARS.
Cela nous ramenait à notre questionnement initial, celui exposé il y a un an devant MM Ricordeau et Blondel : l’administration veut-elle encore avoir recours à des MISP ou faut-il organiser proprement la mise en extinction du corps ?
La première partie de la réunion a donc été un peu rugueuse. En effet, il a fallu tout d’abord expliquer à la DRH les raisons de notre opposition à leurs propositions. Progressivement, cependant la nécessité de considérer globalement le concours et la formation, de tenir compte de la réalité des conditions très difficiles de recrutement semble avoir été entendue, de même que notre souhait d’amorcer une démarche de fond concernant l’avenir de la profession, en positionnant fortement notre identité de médecin de santé publique.
Nous avons rappelé ce qui pour nous est l’objectif principal de ce groupe de travail, à savoir définir une doctrine d’emploi pour des médecins de santé publique de l’Etat, ce qui doit s’accompagner d’une recherche d’attractivité, y compris financière.
Considérant l’aspect formation, nous avons encore insisté sur la nécessité de viser à terme pour tout nouvel entrant dans le corps la qualification de santé publique. C’est en affichant cette ambition au moment de l’ouverture du concours que l’on deviendra plus attractif, en même temps qu’il conviendra de présenter cette démarche dans le cadre d’une rénovation ambitieuse du corps des médecins de santé publique de l’Etat.
Il est clair que l’absence de vision stratégique sur la place des MISP dans l’administration sanitaire est un élément pénalisant pour toute la réflexion et n’aide pas la DRH et la SGMAS a concevoir un dispositif cohérent répondant à des objectifs clairs.
Nos arguments n’ont pas été contrés. La CFDT était en phase avec nous. Les interventions du DG-ARS sont allées dans notre sens.
Finalement le SGMAS et la DRH ont pris acte de la nécessité de revoir la copie, en ne se limitant pas à quelques replâtrages mineurs.
Concrètement, de nouvelles propositions devraient nous parvenir dans les semaines à venir, en vue d’une prochaine réunion le 14 avril.
A suivre.


Documents joints

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Brèves

ASSEMBLEE GENERALE LE 24 JUIN 2009

jeudi 4 juin 2009

 !!attention changement de lieu !!


L’assemblée générale du SMISP aura lieu le Mercredi 24 juin de 9H à 18H
au ministère de la santé et des sports
Salle 1043 - sous-sol
14 avenue Duquesne
Paris 7ème arrondissement,

Métro "Ecole militaire" (ligne 8) ou "St François Xavier" (ligne 13)

VENEZ NOMBREUX

Une pièce d’identité sera demandée à l’entrée en raison des dispositifs Vigipirate.

ASSEMBLEE GENERALE le 26 JUIN 2008

lundi 30 juin 2008

C’etait au Ministère de la Santé, au sous- sol et les débats furent riches...

Le rapport moral est en ligne.

Séminaire de printemps du SMISP

dimanche 22 juin 2008
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Il s’est déroulé à Nîmes les 23 et 24 mai dernier.

Nous étions nombreux et le soleil était de la partie.
Quelques photos en avant première

Le document de synthèse issu de ces travaux sera discuté lors de l’assemblée générale du SMISP, avant sa diffusion et sa mise en ligne.
A suivre !

Sur le Web : Bienvenue à Nîmes

Séminaire de Marseille 18 et 19 mai 2007

dimanche 10 juin 2007

Le séminaire exceptionnel de printemps a été riche d’échanges et de découvertes... les documents et la synthèse prochainement sur ce site.

Un rayon de soleil pour patienter !
le SMISP en voyage d'étude devant le port de la quarantaine

CAP 17/11/06

samedi 18 novembre 2006

La CAP a eu lieu le 17 novembre 2006 - pour les résultats complets, contactez vos représentants si vous n’avez pas reçu le SMISP info spécial.